Le besoin de s’alimenter de manière plus saine et plus juste ne cesse de grandir. De la crise de la vache folle dans les années 90 jusqu’à l’affaire du lait contaminé et des œufs au fipronil en 2017 notamment, le secteur de l’agro-industrie souffre d’une image de moins en moins attractive : la confiance des consommateurs se dégrade d’ailleurs à l’échelle européenne. Maintenant pour passer à table, il faudrait alors se souhaiter ‘bonne chance’ et non plus : ‘bon appétit’ ! Manger mieux devient alors plus qu’une priorité, un enjeu de santé publique et une cause environnementale. Si manger des produits de saison, manger local ou privilégier les filières courtes autant que possible, préférer des produits labellisés issus notamment de l’agriculture raisonnée, éviter le gaspillage alimentaire, mais aussi réduire son empreinte écologique au travers de son alimentation deviennent les objectifs pour lutter contre la malbouffe, de nombreuses autres alternatives existent. Et, si le vrac est une piste qui se développe de plus en plus, une autre est en passe de devenir une piste qui se généralise : l’adoption d’une poule. Gros plan sur une adoption pas comme les autres, sur les conseils à suivre pour avoir des bons œufs frais.

Les astuces pour bien accueillir une ou plusieurs poule(s)

Brouillé, à la coque, cocotte, dur, frit, mollet, omelette, poché … si l’œuf se déguste de bien des façons, il n’en reste pas moins la base de notre alimentation, de l’entrée au dessert en passant par les sauces. En effet, chaque Français consomme en moyenne 230 œufs par an (donnée planetoscope, 2010). Dès lors, rien de tel que d’adopter une poule pondeuse : que d'opter pour une poule sussex à vendre. La poule sussex comme tant d'autres sont de bonnes poules pondeuses et surtout, elles permettent de préserver les races de poules dites traditionnelles et anciennes. Dans tous les cas, les poules pondeuses donneront de beaux œufs et une chair de très bonne qualité.  Et pour cause, selon la race, une poule peut pondre jusqu’à 200 œufs environ par an ! De quoi satisfaire ses besoins, sa gourmandise aussi. Mais voilà, si ce gallinacé est réputé pour être facile à vivre, il n’en reste pas moins utile de s’assurer que toutes les conditions soient réunies pour bien l’accueillir chez soi.

La poule s’adapte aussi bien à la vie à la campagne qu’en ville. Et, avant de se lancer, mieux vaut s’assurer auprès de sa mairie de résidence, mais aussi de son syndic de copropriété – si l’on habite dans une résidence ou au sein d’un lotissement en particulier – qu’il est possible d’avoir une ou plusieurs(s) poule(s) chez soi. Et pour cause, dans certaines zones urbaines notamment, l’élevage de poules est réglementé et mieux vaut rester en bons termes avec la réglementation, mais aussi avec le voisinage. C’est d’ailleurs LA règle de base avant de démarrer.  

Si l’élevage de poules pondeuses ne demande pas de compétences particulières contrairement à d’autres animaux domestiques, mieux vaut veiller à leur bien-être. Si la poule est omnivore, se délecte de déchets organiques – épluchures de légumes, restes de repas, déchets du potager – de quoi réduire la production de déchets annuels produits par la famille, dévorent également les nuisibles du jardin, elle se nourrie aussi d’un mélange de graines. Une alimentation riche et diversifiée, une eau propre lui permettront de se nourrir correctement. En parallèle, il convient également de lui prévoir un toit sur la tête, et ce, même si cet animal brave les mauvaises conditions climatiques sans soucis. Pour accueillir la ou les poule(s) pondeuse(s), il faudra bien sûr prévoir un poulailler pour s’y retirer la nuit notamment, mais surtout pour éviter les attaques de prédateurs comme le sont le chat ou le renard. Pour l’emplacement, idéalement il est situé dans un endroit du jardin à l’abri des intempéries et des vents dominants, l’entrée est orientée à l’est. L’espace à disposition doit être suffisamment grand – environ 20 mètres carré par poule – sans quoi le sol se transformera en sol nu et boueux. En marge, une fois par semaine, le poulailler devra être nettoyé de ses excréments. Ces déjections appelées « poulnées » sont un bien précieux. Riches en azote notamment, ces déjections sont indispensables pour le développement des plantes au potager, au verger, mais aussi au jardin d’ornement. Elles représentent surtout un engrais de qualité. Pour information, une poule produit une centaine de kilos par an de fientes : de quoi faire des économies en évitant le recours aux engrais du commerce.